Vous êtes ici : 

Élodie Allié, formatrice en biologie-écologie et botanique, référente de la spécialité « Écosystèmes tropicaux »

Élodie Allié

La nature, la curiosité (scientifique) et le partage de connaissances sont trois axes essentiels dans la vie d’Élodie Allié, qu’elle conjugue aussi bien dans sa formation et ses choix professionnels que dans ses loisirs et ses voyages (notamment en Amérique du Sud). Dans ses enseignements, elle souhaite transmettre des notions écologiques, en mobilisant au maximum l’expérimentation ou la pédagogie de projet.

Formation universitaire

Après un baccalauréat scientifique avec une spécialité Biologie, Élodie Allié entame un cursus universitaire et réalise une licence en « Biologie des Organismes » à l’Université des Sciences de Montpellier. Cette première étape lui apporte un socle de connaissances en biologie et elle oriente sa formation en choisissant de suivre des enseignements portant sur la compréhension et le fonctionnement des écosystèmes ainsi que sur la biologie végétale.

Master Biodiversité Végétale Tropicale

Élodie réalise ensuite un Master en Écologie dans la même université, au sein du parcours « Biodiversité Végétale Tropicale ». Ces deux années de master ont été un épanouissement total tant dans les matières enseignées (biologie végétale et écologie) avec de nombreuses découvertes, que dans l’ouverture des possibles sur plusieurs sujets passionnants, offrant une compréhension du Monde au travers du prisme de l’écologie. Ce qui faisait totalement sens pour elle et qu’elle souhaite désormais, en tant que formatrice, pouvoir transmettre aux étudiants.

Découverte de la Guyane

Le point d’orgue de ce parcours universitaire a été la réalisation de deux stages en Guyane :

Thèse de doctorat

Les travaux réalisé dans le cadre de son second stage de Master ont permis à Élodie de gagner de nombreuses compétences aussi bien en écologie fondamentale (théorie et analyses statistiques des données) qu’en écologie pratique (nombreux inventaires réalisés dans divers fasciès forestiers).

Les missions de terrain réalisées étant pour la plupart multitaxa, le travail aux côtés de chercheurs et naturalistes travaillant sur divers taxons lui a permis d’élargir ses connaissances sur la faune guyanaise. Elles lui ont également permis d’acquérir une rigueur dans la préparation des missions, la mise en place de protocoles, la saisie des données ; mais aussi d’observer une réalité de terrain qui aide à comprendre et à interpréter les résultats.

En 2016, Élodie Allié soutient une thèse de Doctorat intitulée Assemblage des communautés d’arbres à une échelle locale en forêt tropicale. La rédaction d’articles scientifiques et du manuscrit de sa thèse, ainsi que de nombreuses présentations orales face à des public variés (congrès international en écologie à Hawaï ; réunions scientifiques en Guyane, comité de pilotage de la thèse, « Ma thèse en 180 secondes », enfin soutenance finale de la thèse) ont également contribué à sa rigueur scientifique. La conduite de la thèse a également formé Elodie à mener de longs projets de bout en bout.

Autant la vie en Guyane que la thèse lui ont permis de prendre conscience de plusieurs choses fondamentales qu’elle souhaite transmettre aux étudiants : en écologie on travaille avec des hypothèses à un temps t ; chaque théorie prise individuellement ne suffit pas à expliquer l’importante diversité à la surface de la Terre ; tout est dynamique et contexte-dépendant ; plus on apprend de choses, plus ça ouvre des questionnements et de nouvelles notions à explorer…

Parcours professionnel

Sa thèse validée, Élodie Allié a décidé de prendre du recul en faisant un voyage de trois mois en itinérance en Amérique du Sud afin de découvrir de nouveaux écosystèmes, de nouvelles cultures et réfléchir à la poursuite de sa carrière.

Au terme de ce voyage, il lui a semblé évident qu’elle s’épanouirait davantage en exerçant un métier plus impliqué socialement que la recherche pure.

À son retour en Guyane, elle travaille dans une association de découverte des patrimoines historique, naturel et scientifique d’un site guyanais. Ses missions : coordonner l’équipe et assurer la médiation scientifique autour des écosystèmes guyanais et des espèces qui les composent. Ce travail au sein de l’association lui a permis d’élargir ses compétences en gestion de projets, réalisés cette fois en équipe au sein de la structure, mais également avec des partenaires locaux (professeurs, chercheurs, naturalistes, gardes littoraux, acteurs économiques, élus, acteurs de l’éducation populaire et de l’éducation à l’environnement…). Dans ce cadre-là, elle participe à des dialogues territoriaux engageant les démarches dans de réels enjeux locaux.

La partie de médiation scientifique de cette activité était en totale adéquation avec ses attentes professionnelles. La transmission était cohérente avec le début de son parcours : obtention du BAFA et implication dans le milieu associatif, notamment pour faire de la sensibilisation à l’environnement, pendant sa licence.

Après huit années passées en Guyane, elle rentre en France métropolitaine et devient formatrice, notamment dans des établissements dépendants du Ministère de l’Agriculture au sein desquels elle enseigne la Biologie et l’Écologie. Pôle Sup Nature lui offre ensuite l’opportunité de donner des cours dans sa spécialité – l’Écologie tropicale – et de concevoir un séjour pédagogique en Guyane au sein de la spécialité Écosystèmes Tropicaux.

Matières enseignées

En tant que formatrice, elle aime autant enseigner des matières qui lui tiennent à cœur que réfléchir à la pédagogie à mener et s’adapter à chaque groupe d’étudiants. Sa pédagogie est centrée sur les étudiants, avec une démarche de questionnement scientifique dans laquelle les projets centrés autour de l’expérimentation et du terrain sont au cœur des apprentissages.

Au sein de notre établissement, Élodie Allié est impliquée au sein de deux formations longues :

Dernière mise à jour le 15 avril 2026.

Pôle Sup nature