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B4 Réaliser une expertise naturaliste

Catégorie d'enseignement : spécifique au domaine professionnel « Gestion et Protection de la Nature » du BTSA.

Réaliser une expertise naturaliste permet de faire un état des lieux de la biodiversité détectable sur un site donné, à un moment donné. Réalisé à des intervalles réguliers, ce type de relevé permet de suivre dans la durée l’évolution de la présence des espèces floristiques et faunistiques et d’établir un diagnostic sur la santé d’un écosystème et sur sa résilience.

Ces compétences sont au cœur du métier de naturaliste, ici chargé de la conservation et de la préservation de l’environnement. Elles répondent aux défis écologiques que notre société doit relever : endiguer l’érosion de la biodiversité, documenter les effets du changement climatique sur la répartition des populations d’espèces, énoncer les mesures de conservation d’un milieu ou d’espèces menacées et vérifier leur effet sur la nature ordinaire ou patrimoniale.

Chargé d’études en devenir, l’étudiant en BTSA GPN apprend à analyser un contexte, à choisir des protocoles adaptés, à collecter et traiter des données et à produire un diagnostic synthétique au service de la gestion ou de la conservation d’un écosystème.

Capacités

  • C4.1 Élaborer une stratégie de mise en œuvre de protocoles

    Une étude naturaliste est une démarche scientifique entreprise pour répondre à une commande. Cette commande est elle-même motivée par une problématique dont l’étudiant doit pouvoir cerner les enjeux et à laquelle il doit répondre en suivant des protocoles stricts. Pour ce faire, en amont de l’étude proprement dite, il élabore une stratégie normalisée.

    Cette démarche se décline en plusieurs étapes :

    1. Analyser le contexte de l’étude pour en identifier les objectifs.
    2. Analyser le site à partir de données bibliographiques, identifier, rassembler les connaissances pertinentes et se les approprier.
    3. Préparer son inventaire de terrain.
    4. Choisir des techniques d’échantillonnage et des protocoles d’inventaire adaptés à la problématique, aux moyens disponibles et aux conditions de terrain.
    5. S’assurer des contraintes réglementaires.

    L’étudiant doit savoir maîtriser les outils cartographiques et l’enregistrement de ses observations dans des bases de données. Il doit être capable de vérifier que sa démarche scientifique est rigoureuse.

  • C4.2 Recueillir des données écologiques à partir d’un protocole sur une base cartographique géoréférencée

    Le cœur de l’expertise naturaliste repose sur la collecte des données naturalistes. Les inventaires faune-flore sont réalisés sur le terrain et mobilisent les connaissances acquises en identification les espèces au cour de la formation ou par la pratique naturaliste personnelle.

    La capacité à reconnaître les population présentes par un contact visuel ou auditif, à utiliser des outils de détection spécifiques, à consulter les guides de terrain est essentielle.

    L’étudiant se doit de connaître et respecter les règles scientifiques, les règles de sécurité, la déontologie, l’éthique professionnelle et le droit en vigueur.

    La validé de l’étude naturaliste repose entièrement sur la capacité du chargé d’études à produire des données fiables puis à traiter celles-ci. Il participe ainsi à la bancarisation des données collectées dans une base de données ou un Système d’Information Géographique (SIG).

  • C4.3 Produire un diagnostic de synthèse

    Les données brutes inventoriées par le chargé d’études naturalistes, pour être consultables et interprétables, doivent être représentées de manière pertinente en utilisant les outils adaptés (SIG, statistiques, graphiques).

    La qualité de la représentation permet la valorisation les données collectées.

    L’analyse des données et la synthèse produite permet la réalisation du diagnostic qui rend compte de l’état des populations observées et de l’écosystème étudié. L’étudiant doit être capable d’analyser les résultats obtenus en s’appuyant sur les sciences de la conservation et de l’écologie.

    La synthèse produite doit être argumentée, justifier les choix méthodologiques, exposer les indicateurs de fiabilité et bien évidemment répondre à la commande formulée. Elle doit pouvoir être parfaitement compréhensible par le commanditaire afin qu’il puisse décider des mesures de gestion adaptées.

Matières mobilisées

Pour répondre aux enjeux du bloc de compétences B4 « Réaliser une expertise naturaliste », notre établissement mobilise quatre matières : Biologie-Écologie, Connaître et Gérer les Écosystèmes (CGE), Système d’Information Géographique (SIG) et Traitement de données. Des compétences transversales issues d'autres enseignements mis en œuvre dans le cadre d'autres blocs de compétences, sont aussi nécessaires ici et notamment : la règlementation (traitée en Droit), la communication scientifique (traitée en Communication) ou la rigueur méthodologique.

Épreuve E4 – Diagnostic naturaliste

L’épreuve terminale consiste en une présentation orale de 40 minutes : 10 minutes d’exposé et 30 minutes d’entretien.

Muni d’un diaporama, d’une cartographie (papier ou numérique) et des données qu’il a traité numériquement, le candidat présente :

  • une expertise naturaliste qu’il a conduite,
  • justifie la méthodologie employée, les outils mobilisés et l’analyse produite.

L’entretien permet de vérifier la maîtrise de la démarche scientifique, de la rigueur méthodologique et de la pertinence du diagnostic.

L’évaluation s’appuie sur une grille nationale critériée, prenant en compte la rigueur scientifique, la pertinence méthodologique, la qualité des analyses, et la capacité à restituer les résultats de manière claire, argumentée et adaptée au commanditaire.

Dernière mise à jour le 4 décembre 2025.

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