B7 Instruire un projet de gestion et de valorisation
Catégorie d'enseignement : spécifique au domaine professionnel « Gestion et Protection de la Nature » du BTSA.
Ce bloc de compétences est étroitement lié au métier de « technicien gestionnaire en gestion et protection de la nature » auquel prépare le BTSA. L’étudiant est placé dans une situation professionnelle où il doit répondre à une commande réelle émanant d’une collectivité territoriale, d’une association, d’une entreprise locale ou d’un service de l’État.
Pour favoriser les apprentissages et l’autonomisation de l’étudiant, le travail pédagogique prend la forme d’un projet tutoré : l’étudiant répond à la problématique professionnelle au sein d’un groupe restreint et bénéficie d’un encadrement réalisé par un enseignant tuteur.
Ce dernier accompagne l’étudiant tout au long du processus : il s’assure que la commande a été analysée et ses enjeux identifiés, que la réponse formulée consiste bien en une proposition actionnable, mise en œuvre au travers d’un projet viable et structuré, que celui-ci est assorti d’une planification détaillée ; enfin que les résultats sont évaluables.
Capacités
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C7.1 Monter un projet professionnel
Monter un projet de gestion et de valorisation environnementale demande à l’étudiant de faire appel à ses compétences en analyse du contexte (écologique, social et économique) dans lequel ce projet s’insère : grâce à ce diagnostic initial, il est en mesure de cerner les enjeux de la commande en tenant compte de la structure qui porte le projet et du territoire concerné par la commande.
L’étudiant mobilise ici sa connaissance des organisations et des parties prenantes, des politiques publiques et du cadre réglementaire, des statuts du foncier, du droit du travail, etc.
Il doit ensuite être capable de définir un budget prévisionnel ainsi que le plan de financement. La réalisation du montage budgétaire sollicite à la fois sa capacité à évaluer un chiffrage du coût du projet, mais aussi sa connaissance des politiques publiques et des sources de financement mobilisables.
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C7.2 Opérationnaliser les différentes phases d’un projet professionnel
L’opérationnalisation du projet est la phase de planification des grandes phases de sa mise en œuvre.
Après avoir minutieusement étudié le contexte de la commande, identifié les contraintes territoriales et réglementaires (par exemple : le projet concerne-t-il un espace naturel sensible ?), les moyens alloués pour réaliser celle-ci et réalisé les diagnostics écologiques qui s’imposent (par exemple : quels sont les niveaux de protection des espèces présentes ?), l’étudiant est en mesure de lister et hiérarchiser les enjeux et de définir les objectifs à moyen terme.
La rédaction des fiches-actions constitue le plan de mise en œuvre précis des actions à conduire pour atteindre les objectifs ainsi que leur échelonnement dans le temps. Ces fiches-actions peuvent donner lieu à l’établissement d’un cahier des charges si la réalisation de certains chantiers doivent être externalisés.
Enfin, l’étudiant produit un document technique qui rend compte de cette opérationnalisation et justifie ses choix : identification et hiérarchisation des enjeux prioritaires, objectifs, actions à mener et de leur planification. Il s’accompagne d’une support de communication et d’une restitution orale durant laquelle l’étudiant réalise la synthèse et argumente ses choix.
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C7.3 Évaluer globalement le déroulement d’un projet professionnel
À l’issue de la conduite des opérations, l’analyse critique du déroulement du projet permet de s’engager dans une démarche auto-évaluative garante de l’amélioration continue.
L’étudiant apprend ici à utiliser des indicateurs quantitatifs et qualitatifs adaptés à la typologie du projet.
La comparaison des actions réalisées avec le prévisionnel ainsi que l’identification des objectifs atteints et non atteints permettent de formuler des pistes d’amélioration ou des ajustements envisageables pour optimiser la suite du projet.
Matières mobilisées
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Initiation à la Gestion de Projet (IGP)
En IGP, l’étudiant apprend à analyser une commande, clarifier les enjeux, identifier les moyens et anticiper les difficultés, définir des objectifs réalistes.
Cette matière lui transmet les compétences et outils nécessaires à la mise en œuvre du projet : définition des tâches concrètes, allocation de ressources et d’un budget temps, création d’un rétroplanning, etc.
Enfin, l’IGP lui apprend à réaliser le pilotage du projet de bout en bout : respect des délais, coordination des acteurs, identification des écarts et mise en œuvre de solutions de remédiation.
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Connaître et Gérer les Écosystèmes (CGE)
Tandis que l’IGP fournit la structure méthodologie, la CGE transmet à l’étudiant le contenu environnemental et écologique de son projet. C’est cette matière qui lui apprend à identifier les enjeux écologiques d’un site, les espèces vulnérables et à prioriser les actions de gestion et de valorisation en fonction de ceux-ci.
Elle lui permet de décider des opérations de génie écologique à mettre en œuvre au regard de la spécificité du site et des espèces présentes et à planifier celles-ci dans le temps pour impacter le moins possible leurs cycles biologiques, leurs comportements.
Enfin, elle apprend à l’étudiant à analyser l’impact des interventions réalisées sur l’écosystème et à interpréter les données recueillies.
Épreuve E7 – Instruire un projet de gestion et de valorisation de la nature
L’épreuve terminale consiste en une présentation orale de 40 minutes : 10 minutes d’exposé et 30 minutes d’entretien.
Muni d’un dossier de 8 pages (composé d’un résumé et de 2 fiches-actions), l’étudiant présente son projet de gestion en réponse à la commande qu’il a instruite.
Le jury évalue la qualité de sa démarche et tient compte du respect de la méthodologie, des choix techniques, de la prise en compte de la réglementation, des contraintes écologiques, du budget prévisionnel, des actions menées.
Dernière mise à jour le 15 décembre 2025.