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Écologie et gestion des écosystèmes continentaux

Cette unité d’enseignement représente sans conteste un des fondements majeurs de cette formation, avec l’unité d’enseignement dédiée à l’étude naturaliste bien sûr. C’est sur ce socle de connaissances, alliant compréhension du fonctionnement et de l’écologie des milieux, avec une gestion adéquate, que le futur professionnel peut ensuite effectuer des expertises naturalistes pertinentes.

L’objectif général de cette UE est ainsi de favoriser la compréhension du fonctionnement écologique de chaque milieu, incluant la connaissance des espèces floristiques et faunistiques associées à chaque type de milieu, et finalement de pouvoir opter pour un mode de gestion adapté au contexte.

Les objectifs pédagogiques et opérationnels qui en découlent concernent alors :

  1. L’identification des principaux habitats naturels présents dans les écosystèmes continentaux paléarctiques (régions septentrionales, hors biomes tropicaux) et être capables de les décrire (dynamique des milieux, fonctionnement global, présence d’espèces patrimoniales…).
  2. L’identification des fonctionnalités écologiques des milieux et la mise en place d’une évaluation de leur état de conservation.
  3. Les orientations en termes de mesures de gestion à préconiser, appliquées aux différents milieux référencés en fonction de l’état de conservation détecté.

Identification et description des principaux habitats naturels

Dans un premier temps et de manière primordiale pour bien identifier les différents milieux existants en contexte continental, cette unité d’enseignement débute sur la prise en main des notions de classification et de caractérisation des habitats. Pour ce faire, les classifications et outils en vigueur sont étudiés et mis en pratique, à savoir le Code Corine Land Cover (classification des habitats français) et le code Eunis (classification des habitats européens). Ces classifications listent les différents habitats présents, selon la région considérée, et décrivent précisément les composantes de cet habitat (cortèges floristiques et faunistiques caractéristiques). Ces outils sont très importants à connaître parce que ce sont ceux utilisés classiquement dans toute expertise naturaliste pour caractériser les habitats.

À ce titre, des exercices et apports de connaissances sont fournis dans le cadre de cette unité d’enseignement pour connaître les cortèges floristiques permettant l’identification de ces habitats et finalement pourvoir les caractériser et leur attribuer un code, similaire à ceux que l’on peut retrouver dans ces classifications.

Bien que la caractérisation des habitats puisse se réaliser en considérant uniquement les cortèges floristiques présents par milieux, l’approche phytosociologique (associations d’espèces floristiques) est plus rigoureuse et scientifique. Ainsi, une initiation à cette science complexe et particulière et également effectuée ici.

Identification des fonctionnalités écologiques par milieux et évaluation de l’état de conservation

Les milieux sont ensuite traités de façon systémique. Sont ainsi considérés ici les milieux associés à l’eau douce, à savoir les milieux fluviatiles (cours d’eau), lacustres (lacs) et lagunaires (lagunes du littoral). À cela se rajoute les milieux forestiers, les milieux agro-pastoraux (garrigues, prairies, pelouses) et les milieux plutôt humides de types tourbière ou lande.

Pour chacun de ces milieux, les enseignements portent sur la connaissance et la compréhension des fonctionnalités écologiques : Comment le milieu fonctionne-t-il ? Quelle est sa dynamique et son évolution probable, sans intervention de l’Homme ? Quel est le cortège floristique et faunistique associé ?

S’ensuit également une réflexion sur les perturbations, menaces ou pressions pouvant être exercées sur le milieu, en fonction de sa fragilité et de sa rareté par exemple.

Tous ces aspects sont alors considérés pour évaluer l’état de conservation de l’habitat. Si un habitat est considéré comme dégradé, des mesures de gestion sont envisagées pour préserver ce milieu dans un état écologique optimal. Pour cela, cette UE permet de revenir sur les méthodes existantes pour évaluer convenablement l’état écologique ou de conservation des habitats.

Orientation des mesures de gestion appliquées aux différents milieux référencés

Une fois que le milieu a été perçu dans sa globalité, compris dans son fonctionnement et traduit en termes d’état de conservation, des mesures de gestion peuvent être identifiées par milieux afin d’assurer leur préservation. Des préconisations de gestion, indispensables à la biodiversité, sont alors établies en favorisant la résilience de l’écosystème.

Les préconisations de mesures de gestion passent également par la connaissance des acteurs du génie écologique. En effet, les compétences de gestion sont indéniablement liées aux différents types de milieux traités, donc s’orienter vers les acteurs compétents en la matière permet d’assurer une gestion pertinente et pérenne.

Pour ce dernier point, des outils de suivis sont également proposés par les enseignants de cette discipline, ce qui permet de fiabiliser sur le long terme les mesures de gestion mises en place.