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Programme de la formation Expertise Naturaliste des Milieux

Le programme de la formation Expertise Naturaliste des Milieux (ENM), de niveau BAC + 3 (Licence) comprend des enseignements communs à tous les étudiants et des modules optionnels en fonction des choix d’orientation et du projet de l’étudiant, qui pourra se spécialiser dans l’étude des écosystèmes tropicaux ou des écosystèmes marins.

Accompagnement au projet personnel et professionnel

Cet enseignement permet aux étudiants de se situer personnellement et professionnellement dans le domaine de l’expertise naturaliste afin de repérer leurs compétences et évaluer leurs potentialités. A l’issue de la formation, ils sont capables d’argumenter et de justifier les choix envisagés pour leur avenir professionnel.

Après avoir mené une analyse des exigences et des opportunités du monde professionnel, les étudiants peuvent se positionner pour appréhender le monde professionnel : identifier et sélectionner les structures pour la réalisation d’un stage et définir un plan d’action pour la recherche d’un futur emploi. Pour atteindre ces objectifs, ils développent leur visibilité sur les réseaux professionnels, réalisent des actions concrètes, maîtrisent les postures et les comportements d’un professionnel.

Écologie et gestion des écosystèmes continentaux

Au cœur de toute étude naturaliste, l’écologie et la gestion des milieux sont les composantes fondamentales de la formation de futurs professionnels. Cet enseignement permet d’être opérationnel en ce qui concerne l’analyse du contexte socio-écologique, la caractérisation fine des habitats naturels ainsi que la compréhension du fonctionnement écologique des sites étudiés, afin d’identifier une gestion adaptée.

L’écologie fonctionnelle des écosystèmes, ici étudiée, permet une approche intégrative et systémique. Elle contribue à l’identification des orientations de gestion d’un espace de nature, et plus précisément à la définition d’opération de génie écologique. La formalisation des objectifs de gestion et de valorisation doit être maîtrisée, l’orientation des choix des opérations de génie écologique justifiée et l’ensemble des modes opératoires est exploité. Cet enseignement permet de cibler l’ensemble des écosystèmes continentaux fondamentaux (garrigues méditerranéennes, tourbières, mégaphorbiaies hydrophiles, etc.), afin que tous les étudiants disposent d’un socle de connaissances général concernant l’identification, le fonctionnement et la gestion des écosystèmes continentaux français.

Écologie et gestion des écosystèmes tropicaux (optionnel)

Cet enseignement optionnel permet aux étudiants de comprendre les caractéristiques spécifiques des écosystèmes tropicaux, afin d’identifier et caractériser finement les habitats les plus représentatifs. Elle permet d’appréhender les mesures de gestion adaptées aux différents milieux étudiés, telles que les opérations de génie écologique effectuées pour la restauration des mangroves (gestion des flux et reconnexion hydrologique, plantation de palétuviers).

L’accent est porté sur les habitats naturels d’outre-mer, rares et menacés (Antilles françaises, Guyane, La Réunion, Wallis et Futuna, Nouvelle-Calédonie) et sur ceux les plus représentatifs à l’échelle planétaire (par exemple les forêts tropicales humides, les forêts sèches, les savanes et les steppes).

Écologie et gestion des Ecosystèmes marins (optionnel)

Cet enseignement optionnel permet aux étudiants de comprendre les caractéristiques spécifiques des écosystèmes marins, afin d’identifier et caractériser finement les habitats fondamentaux comme par exemple les herbiers marins à plantes vasculaires, les récifs coralliens ou encore les vasières. Nous abordons ici les habitats marins benthiques côtiers de Méditerranée, d’Atlantique et les autres habitats marins des départements d’outre-mer.

Cette UE permet d’appréhender les mesures de gestion adaptées aux différents milieux étudiés, telles que les opérations de génie écologique effectuées lors des plantations d’herbiers, création de récifs artificiels, réflexion sur les ancrages écologiques de bateaux et gestion de la qualité de l’eau et des usagers.

Expertise naturaliste des écosystèmes continentaux

Cette unité d’enseignement du domaine commun permet aux étudiants d’acquérir :

Grâce à cet apprentissage, tous les étudiants améliorent l’organisation et la réalisation d’expertises naturalistes pertinentes, grâce à la production de diagnostics écologiques complets. Il est toutefois demandé à chaque étudiant de se spécialiser dans un ou plusieurs taxons. Cet enseignement contribue ainsi à former les futurs naturalistes en charge d’études ou de missions en environnement, garantissant ainsi crédibilité et insertion professionnelle.

Expertise naturaliste des écosystèmes tropicaux (optionnel)

Cet enseignement optionnel a pour intérêt d’orienter l’apprentissage vers les méthodes d’inventaires pouvant être employées plus spécifiquement en contexte tropical, incluant à titre d’exemple les techniques d’observations et d’études de la canopée en contexte forestier.

La partie phare de cet enseignement réside dans l’identification des taxons importants (amphibiens et reptiles, grands mammifères ou encore avifaune protégés) que l’on va prendre en compte dans une expertise naturaliste des écosystèmes tropicaux. La richesse floristique et faunistique propre à ces milieux, très différente en contexte continental présente un taux d’endémisme souvent élevé et mérite d’être étudiée spécifiquement. Cette connaissance permet d’identifier les enjeux écologiques et par conséquent de définir des mesures de gestion spécifiques à certains groupes taxonomiques ou espèces, et adaptées au contexte.

Expertise naturaliste des écosystèmes marins (optionnel)

Conjointement à la discipline précédente, cet enseignement permet d’axer plus spécifiquement l’apprentissage sur les méthodes pouvant être employées en contexte marin, telles que les comptages faunistiques et floristiques grâce à la plongée, la photo-identification ou encore grâce à des protocoles effectués par bateaux ou en avion. L’intégration des méthodes d’inventaire particulières utilisées ici est une base fondamentale pour prétendre à une insertion professionnelle dans ce domaine. Tous les critères d’identification des espèces sont à maîtriser et à mettre en exergue lors des sorties sur le terrain, en mer. Les capacités d’observation sont développées compte tenu de conditions de terrain souvent difficiles et fluctuantes.

Études réglementaires et fonctionnement d’un bureau d’étude

Cette enseignement permet aux étudiants d’acquérir des compétences et connaissances techniques sur le fonctionnement d’un bureau d’étude « Habitats, faune, flore », d’une part concernant les études réglementaires usuelles et d’autre part sur les méthodes servant à :

Il s’agira de maîtriser les différentes études réglementaires utilisées en contexte d’expertise naturaliste (Étude d’impact, Évaluation des incidences Natura 2000, Dossier de dérogation…). Un volet spécial est consacré aux mesures compensatoires, afin de bien comprendre les points nécessaires à la validation d’un dossier de dérogation.

Pédologie et géologie

Cet enseignement amène à l’acquisition des connaissances fondamentales et des compétences méthodologiques concernant l’étude des sols. En effet, appréhender le sol comme un système organisé, vivant et dynamique, est indispensable à sa réelle compréhension et à une meilleure prise en compte voire une gestion plus durable des écosystèmes. Cette discipline permet ainsi aux étudiants d’acquérir des savoirs pratiques sur les principaux aspects de l’écologie appliquée du sol, afin d’être capable de caractériser le milieu physique (structure et dynamique d’un sol) et de mieux comprendre notamment les processus de formation, d’érosion et d’évolution d’un sol.

D’une manière générale, les étudiants sont alors en mesure d’effectuer des diagnostics sur les types de sols rencontrés pour mettre en place une gestion écologique adaptée.

Techniques et outils de montage de projet en gestion/valorisation de l’environnement

Afin de former les futurs chargés de projet en contexte naturaliste, les étudiants apprennent à mieux connaître les étapes à respecter pour la réalisation d’un projet, depuis la conception jusqu’à l’évaluation et au suivi. Pour ce faire, des outils spécifiques à la gestion de projet sont utilisés dans chaque étape. Par exemple, dans la phase de conception et de préparation, on retrouve tous les outils associés à la planification et à la répartition des tâches (respectivement Diagramme de Gant et Diagramme de RACI). La carte heuristique ou carte mentale, les fiches actions ou encore la matrice AFOM (évaluation de fin de projet) sont autant d’outils qui sont également mis en valeur et utilisés.

Cette discipline est aussi abordée sous l’angle du développement personnel des étudiants. En effet, la création ou le suivi d’un projet nécessite de développer certaines capacités (créativité, prise d’initiatives, sens des responsabilités, etc.) mais il est également important de savoir déléguer et travailler en équipe. Cette matière aborde alors les postures d’un protagoniste prenant en compte le bien-être individuel dans le but d’améliorer le travail de groupe.

Droit environnemental

Le droit environnemental est un point fondamental lors d’une formation de naturalistes. Disposer de ressources législatives et réglementaires aide à identifier les priorités, à orienter les prises de décisions, à conseiller les différents acteurs d’un territoire en matière d’environnement, enfin à faire appliquer la loi lors des études environnementales effectuées. Les étudiants doivent ainsi étudier les règles juridiques et le cadre légal en matière d’environnement, afin de mieux intégrer la gestion appliquée. Les différents services de l’Etat compétents en la matière sont identifiés, ils permettent d’accompagner les professionnels de terrain dans les différentes études et procédures réglementaires.

Droit environnemental en milieu marin (optionnel)

Cet enseignement, qui complète le précédent, permet de prendre en compte les spécificités juridiques en contexte marin, telles que les droits à l’usage et les réglementations associées (zone de pêche, aires marines protégées…) et dans les milieux particuliers et fragiles, imposant le respect du cadre légal en matière de tourisme (zones navigables par exemple). Seront également abordées ici les protections juridiques des espèces protégées en milieux marin, ainsi que la législation concernant la gestion des pollutions et/ou des espèces exotiques envahissantes.

Ce cours est indispensable aux étudiants souhaitant se spécialiser dans l’étude et l’expertise des milieux marins.

Anglais scientifique

Cette discipline consolide l’aptitude des étudiants à « lire » et à repérer les informations utiles des articles scientifiques, issues de publications ou revues internationales en écologie et en biologie. Elle permet d’approfondir et de parfaire le vocabulaire technique et scientifique (selon la thématique), afin de pouvoir rédiger in fine des articles ou des posters scientifiques.

Etant donné que la formation offre des débouchés à l’international, cet enseignement prépare l’étudiant à une meilleure insertion professionnelle à l’étranger.

Rigueur scientifique et usage des outils de bureautique

Cet enseignement permet aux étudiants d’acquérir maîtrise, pertinence et autonomie scientifique. C’est en comprenant la démarche scientifique que les experts naturalistes travaillent aux côtés de chercheurs avec logique, exactitude et précisions, ce qui garantit une vulgarisation scientifique utile au plus grand nombre.

L’accompagnement des étudiants à travers cette discipline conduit à une amélioration des aptitudes concernant la recherche et la sélection d’informations et d’articles validés par la communauté scientifique. Les étudiants apprennent à synthétiser et à rédiger en adoptant un style scientifique afin de retranscrire une information juste et pertinente. Les étudiants bénéficient en outre d’un enseignement spécifique à l’usage des outils de bureautique.

Cartographie SIG

La cartographie est un véritable outil de mise en valeur et de vulgarisation des connaissances auprès de différents publics (partenaires, commanditaires, services de l’état…).

Au regard des exigences professionnelles en matière de cartographies, il est évident que cette discipline est tout aussi fondamentale. La cartographie informatique, ou autrement dit, les Systèmes d’Informations Géographiques (SIG), est très utilisée en expertise naturaliste. Elle amène à une bonne visualisation de résultats d’inventaires (caractérisation d’habitats, pointages d’espèces protégées identifiées…), et guide la hiérarchisation des enjeux écologiques. Chaque étudiant est ainsi en mesure de traiter informatiquement les données obtenues sur le terrain et de les analyser grâce à une maîtrise des logiciels les plus utilisés en milieu professionnel.

Biostatistiques

Cette discipline doit être introduite dès ce niveau de formation. En effet, il est important de commencer à en appréhender la complexité et surtout l’utilité dans les futures missions à mener par les étudiants. En contexte professionnel ainsi qu’en poursuite d’études universitaires, l’usage des biostatistiques est renforcé.

Les biostatistiques aident à la mise en place de protocoles fiables et limitent les biais, permettant l’obtention de jeux de données solides et exploitables. Elles peuvent être utilisées par exemple lors de suivis de populations et d’estimations de densités. Cet enseignement peut ainsi être mise à profit dès les missions en entreprises programmées à partir du mois de mars.

Stage de longue durée et professionnalisant

Unité phare de la formation, ce stage permet à tous les étudiants de s’impliquer activement, dans une structure, d’intégrer une équipe de professionnels aux compétences variées, et de mener une ou plusieurs missions. L’objectif est double : l’acquisition de compétences en expertise et gestion de l’environnement, et l’insertion professionnelle.

Les étudiants développent alors :

Cette mission en entreprise de 20 semaines minimum sert de tremplin aux étudiants, les invitant à se spécialiser et à se professionnaliser.